Palestine : Israël poursuit la répression contre le peuple palestinien
Palestine - L’armée d’occupation israélienne, après avoir perpétué les pires massacres à Ghaza, a arrêté hier 27 Palestiniens, en majorité des militants politiques du Fatah et du Hamas en Cisjordanie. L’armée israélienne a également imposé un couvre-feu total dans tous les territoires palestiniens.
Ces arrestations interviennent après les appels des trois principaux mouvements palestiniens à la reprise des attentats suicide à l’intérieur d’Israël suite au massacre de mercredi dernier où 19 civils palestiniens ont été assassinés. Un massacre qui continue de susciter de larges réprobations dans les milieux humanitaires.
L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a appelé hier Israël à diligenter «une investigation indépendante» sur son bombardement sanglant à Beit Hanoun, jugeant insuffisante l’enquête interne menée par l’armée. Les Israéliens avaient parlé de bavure due à «une défaillance technique du système radar de l’artillerie».
Mais, pour HRW, l’enquête de l’armée «n’a pas abordé la question clé qui est celle de savoir si l’attaque constituait une violation de la loi internationale et qui doit être tenu responsable pour les tirs mortels». D’un autre côté, la Ligue française des droits de l’Homme a dénoncé les crimes de guerre de l’armée israélienne, constatant que «les Palestiniens paient la politique du pire» d’Israël.
«L’agression israélienne est significative d’une véritable stratégie de la terreur qui inclut l’asphyxie économique de Ghaza et de la Cisjordanie», a ajouté courageusement cette ONG. Quel avenir prépare-t-on ainsi pour tous les êtres humains et les peuples de la région ?» s’est interrogée la LDH, soulignant que, face à cette politique de la canonnière, la communauté internationale ne peut continuer à pratiquer le double standard permanent.
Estimant que les positions partiales des Etats-Unis, comme celles de l’Europe, face à ces véritables crimes de guerre ne sont pas de nature à donner la moindre «crédibilité dans la recherche d’une solution du conflit conforme au droit», la LDH a rappelé qu’après avoir nié le résultat d’élections démocratiques et contribué à l’asphyxie économique des territoires palestiniens «en suspendant ses aides, l’Union européenne donne le spectacle déplorable d’une caution de fait donnée à l’impunité dont ne cessent de bénéficier les autorités israéliennes».
De leur côté, les Palestiniens essayent tant bien que mal de mettre de l’ordre dans le chaos actuel. Après plusieurs mois d’impasse, les discussions entre le président Mahmoud Abbas et les dirigeants du Hamas sur un gouvernement d’union ont, enfin, enregistré des progrès et un accord aurait même été trouvé sur l’identité du futur Premier ministre.
Désormais, les deux camps s’accordent à dire que les discussions vont dans le bon sens et pourraient même aboutir très rapidement. Un signe fort du réchauffement des relations entre les deux tendances palestiniennes, le président de l’Autorité s’est entretenu au téléphone avec le chef du bureau politique du Hamas en exil, Khaled Mechaal qui se trouve à Damas.
Ce contact téléphonique a eu lieu en présence de Haniyeh qui a déclaré que «le dialogue n’a jamais été aussi positif». L’enjeu de la formation d’un cabinet d’union reste la levée de l’inhumain boycott occidental et la reprise des aides financières directes suspendues après l’entrée en fonction en mars du gouvernement Hamas, considéré par l’Europe et les Etats-Unis comme une «organisation terroriste».
Par Moumene Belghoul - La Tribune, le 11 novembre 2006.
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